1. La situation de référence (proposée en début de cycle piscine et en fin de cycle piscine pour observer les évolutions des élèves):
    1. tu entres dans l’eau en marchant, tu tiens une position d’équilibre puis une seconde position, tu passes sous la ligne d’eau. Tu récupères une frite, tu te déplace avec la frite puis tu sors de l’eau par l’échelle
    2. tu entres en eau profonde, tu te déplaces sans matériel, tu sors de l’eau et rejoint tes camarades.
  2. les attendus de fin de cycle 3
    1. réaliser seul ou à plusieurs un parcours sans un environnement inhabituel.
      1. sécuriser et maîtriser les déplacements,
      2. itinéraires proposés sont de difficultés variées mais de complexité modeste. Ils exigent la réalisation d’un projet de déplacement A/R et impose l’usage d’un matériel et de procédure adéquats et sécurisé.

Au C3, l’élève doit être capable:

  • savoir se préparer et disposer de procédures de sécurité,
  • se doter des premières habilités motrices,
  • enrichir ses techniques et habilités pour choisir des déplacements variés,
  • savoir suivre un itinéraire prédéfini.

Les comportements observables au C3:

  • allongement su et dans l’eau mais les bras restent le long du corps,
  • déplacement ventral en petit bain,
  • l’immersion sous l’eau est suivi d’un déplacement,
  • le déplacement de 25 m est réalisé avec fatigue,
  • la respiration est contrôlée, calme et stabilisée avec le déplacement.

Aisance dans l’eau => position horizontale=> déplacement => respiration en déplacement.

La sécurité passive:

  • avoir une perche à porter de main
  • avoir une hauteur d’eau suffisante pour une entrée sautée,
  • s’éloigner des angles pour que les élèves ne sautent pas de biais.

La sécurité active:

  • les consignes: ” tu as le droit de sauter quand l’autre est remonté”, “tu accroches tes orteils au bord”.
  • la surveillance des bassins par un MNS exclusivement affecté à cette tâche.

1. Faire évoluer le milieu:

L’aménagement du bassin doit permettre une mise en activité de tous les élèves en toute sécurité. L’aménagement sécurise les élèves (lignes d’eau, tapis, accessibilité à des éléments de flottaison) mais on doit aussi engager l’élève à transformer ses actions.

2. Faire évoluer le rapport aux autres :

  • actions: sens, intensité, exercice, poursuite,
  • rôles : par exemple jeu du télégraphe, souffler des bulles,
  • nombre: jeu du chariot => l’élève allongé transporte des objets sur son ventre. Il est tracté par les autres.
  • répartition: face à face, côte à côte, en relais.

3. Faire évoluer les composantes de l’acte moteur:

  • L’espace:
    • profondeur– profondeur de déplacements ou à la quelle chaque élève cherche un objet,
    • distance– distance au bord, distance à parcourir de plus en plus longue,
    • surface/ sous l’eau- plus grande distance sur ou sous l’eau,
    • forme de déplacements- seul ou en relais
    • de l’échelle, du bord, des plots: entrer par l’échelle, bord, puis plot;
  • L’organisation corporelle:
    • partie du corps– jambes/ bras/ les deux,
    • position du corps– même exercice sur le ventre puis sur le dos,
    • action: agir avec des mouvements simultanés ou alternés.
  • Temps: durée, nombre de répétition ( au moins 5 fois) , vitesse, rythme

4. Faire évoluer les intentions: nager pour faire plus difficile, faire mieux, plus original.

Il est possible de vous vous posiez la question alors voici ce que j’ai trouvé dans la littérature.

Il faut compter 4 m² de plan d’eau par élève présent dans l’eau. Les espaces réservés aux élèves doivent être clairement délimités, les espaces de travail sur les parties latérales.

  • Les flotteurs:
    • en position ventrale, frites sous les bras pour que les élèves trouvent une sensation d’appuis,
    • en position dorsale, planche tenue sur le ventre.

  • Les lunettes: elles favorisent la prise d’information sous l’eau. Envisager avec les élèves une séance en classe pour apprendre à les régler.
  • Les petits objets: flottants, semi immergés ou immergés permettent de donner un mobile à l’action ( chasse au trésor, pêche aux coquillages..)

  • Les jouets aquatiques: pour les plus jeunes, arrosoir, moulin à eau, ballon, cerceau..

  • La perche: permet aux élèves d’avoir un appui solide tout en étant loin du bord, de se tracter au fond de l’eau.
  • La cage aquatique: excellent outil d’exploration sub-aquatique.

  • Les tapis de flottaison: prise d’appuis moins en moins solide (déplacement le long de la rigole pour le long des tapis).

  • Le toboggan: entrée dans l’eau sous forme jouée pour aller vers l’immersion totale. Favorise la position ventrale avant.

A l’école élémentaire: 1 enseignant et 1 adulte agrée (s’il y a moins de 12 élèves 1 enseignant seul)

A l’école maternelle: 1 enseignant et 2 adulte agrée (s’il y a moins de 12 élèves 1 enseignant et un parent)

Les intervenants extérieurs: 

  • A1: intervenants bénévoles non chargés d’enseignement. Il est pratiqué un test en milieu aquatique. Ils assurent le déroulement d’un atelier, aide à la conduite d’une situation avec l’enseignant. Ils viennent en soutien sur un groupe mais ne peuvent pas être en autonomie d’enseignement avec un groupe d’élèves.
  • A2: intervenants bénévoles pouvant prendre en charge un groupe. Il s’agit d’un enseignant 1er degré ( retraité ou mi-temps) ou professeur d’eps. Ils assurent la surveillance du groupe d’élèves confiés, animent des activités selon les modalités fixées par l’enseignant.
  • A3: intervenants rémunérés MNS, ETAPS ( éducateurs territoriaux activités physiques et sportives)
  • Cas particulier:
    • les ATSEM: participent à l’encadrement de la vie collective mais en aucun cas ne compte dans le taux d’encadrement et n’ont pas besoin d’agrément. Leur présence est soumise à autorisation du maire
    • les AVS: accompagnent les élèves y compris dans l’eau mais n’entrent pas dans le taux d’encadrement.
    • les parents accompagnateurs: aide pour le trajet, les vestiaires mais n’approchent pas du bassin!!!!