La France blanche et catholique appartient au passé. Pour la première en 2000 d’histoire, on a une mosquée à Strasbourg, un temple bouddhiste à Kuttelsheim etc… Des épiceries halal, des döners kebab et ce genre de choses. L’Europe entière est devenue multiculturelle.

Il s’agit de construire une culture commune, une culture partagée. C’est une mission de l’école. Comment on va articuler cette mission dans le cadre scolaire, avec la diversité culturelle. L’école construit une culture française selon le socle commun, or, la culture française est déjà divisée. La culture alsacienne, corse etc… La France n’a pas une seule culture commune et partagée par tous.

Les enfants corses fréquentent la même école et apprennent les mêmes choses que les enfants alsaciens.

La culture française séduit, fascine, et attire chaque année 80 000 touristes en France.

La culture est dynamique, et si elle perd son dynamisme, elle est en danger d’extinction.

Dans tout le système éducatif français, l’école a réussie à créer une culture française commune. Tout le monde sait qui est Clovis, Louis XIV etc…

Il y a environ 60 000 mots dans le dictionnaire français, dont 1 500 à 2 000 d’origine arabe, 3 mots d’origine norvégienne, 1 mot d’origine finlandaise.

Différence entre assimilation et intégration. La politique coloniale voulait assimiler les gens au pays d’accueil. On ignore la culture d’origine, on force l’assimilation.

Il faut profiter de la multi culturalité en classe. C’est une richesse. Dans le groupe, une dizaine de langues sont parlées.

Le Cantal est le département où il y a le taux le plus faible de multiculturalité. Seine Saint Denis est le département le plus multiculturel.

On a le droit de s’absenter 2jours par ans pour des fêtes religieuses non-chrétiennes.

A l’hôpital, les services sont obligés de vous servir des repas hallal, casher, végétariens, selon la culture et la religion du patient. A l’armée et en prison aussi. Ce sont des lieux où les gens n’ont pas le choix de manger ailleurs, et on doit respecter leur culture.

4 visées à l’interculturalité :

  • Cohésion -> enjeu très important à l’école
  • Ouverture à l’autre
  • Egalité
  • Liberté

Ce sont des objectifs à atteindre. C’est comme les valeurs, c’est ce qui devrait être, pas forcément ce qui est.

L’Etat doit garantir l’égalité. La république respecte toutes les croyances, cela engage l’Etat et tous ses agents.

La laïcité vient jouer un rôle dans l’interculturalité.

Vers la démocratisation de l’enseignement: 

  1. Le temps du clergé : des écoles paroissiales gérées par des curés à destination des futurs clercs ou à des enfants de nobles. L’enseignement est fait selon des objectifs religieux et sociétaux d’encadrement de la famille.
  2. De l’utopie révolutionnaire à l’idéal républicain – de 1789 à 1905 : Très vite s’est posée la question du remplacement des officiers pour qu’ils ne sortent pas que de la noblesse. Mais pour être officier il faut savoir lire écrire et compter. 1836 loi Guizot.  Il s’agit pour les familles d’accepter de perdre ce que rapportait l’enfant en allant travailler. On avance vers une école obligatoire et gratuite et la sécularisation.
  3. Entre massification et individualisation – le XXème siècle : plus d’église, mais des instituteurs. Extension de la scolarité obligatoire. L’école devient obligatoire jusqu’à 16 ans. Comment on fait pour enseigner à autant de jeunes ? Comment faire pour qu’ils aient tous le même niveau de compétence ?

Le droit à l’instruction est un principe constitutionnel !

  • La liberté d’enseignement : l’instruction est obligatoire, mais on peut faire école à la maison, avec des contrôles de l’inspection. On a le droit d’aller dans des écoles privées aussi, des écoles religieuses dans un premier temps, aujourd’hui c’est une question sociale. En tant qu’enseignant on a le droit d’enseigner comme on veut aux élèves, tant que le programme est respecté.
  • La gratuité pour les familles : pendant le temps scolaire. Pour ce qui est des fournitures collectives, comme les craies, les feutres etc, ce n’est pas aux parents de payer ces éléments. Les fournitures personnelles sont aux frais de la famille. La coopérative scolaire n’est pas obligatoire non plus.
  • La neutralité du service public : neutralité sociétale et politique, pas d’affiche politique ou syndicale, ne pas prendre parti pour des candidats politiques. La laïcité est également obligatoire, on parle de neutralité de conscience car l’enfant est influençable. Il faut bannir le prosélytisme religieux et politique, mais aussi économique, pas de publicités en classe !

Enseigner des valeurs laïques, ce n’est pas négociable !

  • L’égalité des chances : Un idéal républicain c’est à  dire offrir à chacun les conditions de sa réussite. Il n’y a pas d’obligation de réussite. On commence petit à petit à avoir une obligation de moyen. C’est-à-dire qu’on devient responsable de la réussite des élèves. On massifie l’école mais on ne la démocratise pas. Aujourd’hui on nous demande de compenser des facteurs sociétaux, d’origine, géographiques, ..
  • Différence entre ZEP et REP, ZEP critères scolaires, REP critères sociaux. C’est la ville qui choisis qui va dans quelle école.
  • Mettre en place des conditions propices à l’égalité, relancer des politiques ambitieuses (REP/ZEP).

 

Il existe un certain nombre d’outils pour les élèves à besoins particuliers:

Le PPS,  Projet Personnalisé de Scolarisation dispositif. Relevant de la MDPH,il s’adresse aux élèves reconnus  « handicapés » par la CDA ( Commission des Droits et de l’Autonomie relevant de la MDPH -Maison Départementale des Personnes Handicapées).  S

Le PAP, Plan d’Accompagnement Personnalisé, est un dispositif interne à l’établissement. Il concerne les élèves atteints de troubles des apprentissages évoluant sur une longue période sans reconnaissance du handicap : trouble spécifique du langage (dyslexie, dysphasie, dyspraxie …)

Le PPRE,Programme Personnalisé  de Réussite Éducative, est un dispositif purement pédagogique. Le PPRE peut être établi  pour des élèves dont les connaissances et les compétences scolaires spécifiques ne sont pas maîtrisées ou qui risquent de ne pas être maîtrisées. Le PPRE est obligatoire en cas de redoublement.

Le PAI,Projet d’Accueil Individualisé, est un dispositif interne à l’établissement. Le PAI concerne les élèves atteints de troubles de la santé évoluant sur une longue période sans reconnaissance du handicap : pathologies chroniques, allergies, ..

Pour plus d’informations je vous invite à consulter le document ci-après:

DP-Ecole-inclusive-livret-repondre-aux-besoins_373373

 

Un peu d’histoire pour commencer

La circulaire du 30 avril 2002 traite des dispositifs d’adaptation et d’intégration scolaire dans le premier degré.

La loi du 11 février 2005 marque une nouvelle étape dans l’affirmation des droits des personnes handicapées et dans la volonté de l’État de garantir un accès à la scolarisation de droit commun, tout en répondant au mieux aux besoins éducatifs particuliers des jeunes.

La circulaire du 7 août 2009  et celle du 15 juillet 2010 abrogent la circulaire 2002-113 d’avril 2002 et  semblent confirmer la volonté d’une approche toujours plus inclusive de la scolarisation des élèves handicapés. Pour la première fois, le terme d’inclusion apparaît et réaffirme la nécessité d’une scolarisation en milieu ordinaire.

Les réflexions sur l’intégration et l’inclusion scolaire des élèves à besoins particuliers dans les écoles ordinaires à émerger dans les années 1970 dans le but d’instruire les enfants ayant de grandes difficultés d’apprentissage. Il a été constaté que  l’intégration présente des limites et l’on observe une évolution vers un concept plus large, celui de l’école inclusive.

 

Intégration vs Inclusion

Revenons sur la notion d’intégration à l’école, elle se concrétise de la manière suivante. L’élève concerné est intégré en classe pour les matières où il est montré qu’il pouvait suivre. Ces enseignements sont   accompagnés d’un enseignement spécialisé en dehors de la classe pour les besoins spécifiques (rééducation). Mais ce dispositif a montré ses limites. En effet, ce système attend de l’enfant qu’il s’adapte à l’école mais l’école ne s’adapte pas à l’enfant.

L’inclusion quand a elle revêt un aspect différent. Ici, c’est l’école qui s’adapte à l’enfant. Ainsi, l’enseignement se construit à partir des besoins des élèves, il s’agit alors de  mettre en place un dispositif plus modulaire, qui permette de constituer à certains moments de la journée des groupes de besoins, spécialisés ou non.

 

Les enjeux

L’école inclusive offre aux enfants à besoins éducatifs particuliers : le droit de grandir avec ses pairs, de développer ses compétences cognitives dans une école proche de chez lui, de construire les compétences sociales.

Les enfants dits ordinaires profitent aussi des aménagements qui sont faits pour leurs camarades. Une pratique systématique de la différenciation est évidemment au bénéfice de tous. De plus, l’inclusion favorise le respect d’autrui, l’ouverture sur l’autre et l’acceptation de la diversité.

Les obstacles

Obstacles liés à la diversité des publics accueillis : l’organisation individualisée de parcours correspondant à chacun des profils des élèves accueillis  est complexe.

Obstacles liés au comportement de l’élève : un élève a parfois besoin de temps pour prendre de nouveaux repères, pour se reconnaître dans son nouveau groupe-classe et aussi pour se « reconstruire » avant d’être capable d’acquérir une attitude d’élève, de nouveau compatible avec une fréquentation, même ponctuelle, de la classe ordinaire.

Obstacles liés à la configuration des locaux : la loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées repose sur le principe d’accessibilité. Or toutes les classes ordinaires ne sont pas accessibles.

Obstacles liés à la nature du projet d’inclusion : un décalage entre les apprentissages de l’élève en Clis et l’acquisition de la langue écrite notablement en maths et français.

Obstacles liés aux représentations de l’enseignant de la classe « ordinaire » : l’enseignant a déjà ses élèves ordinaires et leur hétérogénéité « à gérer » et l’énergie a déployée en direction
de ces enfants limite souvent la propension de ces enseignants à accueillir de nouveaux élèves aux besoins spécifique.

Obstacles liés à l’accompagnement des enseignants : les modalités concrètes de mises en oeuvre sont déléguées au terrain et l’enseignant peut se trouver démuni.