2. Les méthodes de lecture

Dans l’histoire de l’enseignement de la lecture, plusieurs méthodes ont vu le jour. Aujourd’hui et en particulier dans les CP à 12 c’est la méthode syllabique à départ phonique qui est adoubée et d’autres sont carrément proscrites.

Les méthodes synthétiques

 

La méthode syllabique pure: on part de la lettre “O” et on s’intéresse uniquement à celle-ci et pas aux autres graphèmes formant le son “O” comme au ou eau. Cette méthode efficace pour le décodage montre ses limites pour l’encodage car les élèves ne sont pas habitués à travailler la discrimination auditive des phonèmes (oral) pour trouver le graphème correspondant.

La méthode phonique: départ du phonème puis découverte de tout ses graphèmes.  Cette méthode pose problème du fait de la complexité orthographique de la langue française et est en décalage avec Nina Catach. Par contre elle met en évidence l’importance de l’analyse oral pour l’encodage.

La méthode syllabique à départ phonique: on démarre avec le phonème [O] et on le met d’emblée en relation avec ses graphèmes les plus fréquents. C’est la méthode la plus utilisée. Elle propose une entrée dans le code graphophonologique.

La méthode “mixte” à départ global: prône une entrée par le code et s’appuie sur un capital de mots appréhendés de façon logogrammique.

Les méthodes analytiques

Méthode globale de Odile Dercoly : cette méthode parte de phrase ou de texte en relation avec la vie de classe. Il s’agit pour l’élève de retrouver le fonctionnement du code alphabétique par raisonnement inductif. Il n’y a pas d’apprentissage du code à proprement parler et pas de phonologie.

Méthode naturelle de Celestin Freinet: est une méthode active qui met en évidence l’importance de l’écriture dans le processus ainsi que celle de la participation active des élèves dans la constructions des apprentissages.

Méthode idéo-visuelle: elle est centrée sur la compréhension de textes authentiques, notamment sociaux. Cette méthode met en exergue la nécessité de prendre en compte le travail sur le sens et les stratégies de compréhension dans l’apprentissage de la lecture et d’utiliser des textes authentiques.

Méthode interactive : elle travaille le code et la compréhension dès le début le début des apprentissages. Le code  est emprunté aux méthodes syllabique à entrée phonique et la compréhension est empruntée aux méthodes idéo-visuelle et naturelle, dans le soucis de confronter les élèves à des textes authentiques issus d’usages sociaux et de littérature jeunesse. (compréhension <-> production);

 

 

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