Vous êtes vous déjà demandés comment est ce que vous faites pour lire? ou comment vous avez appris à lire? qui vous a appris à lire?

Par exemple: en ce qui me concerne, je me rappelle très bien que c’est ma mère qui m’a appris à lire à la fin du deuxième trimestre de l’année de CP. L’enseignante pensait que j’avais des problèmes cognitifs. Alors que moi je trouvais juste que les histoires qu’elle nous racontait pour apprendre à lire étaient chiantes à mourir.  Je vous raconte cela pour vous sensibilisez en tant que futur enseignant sur la méthode de lecture et les enjeux de cet apprentissage.

Bref, qu’est ce que la lecture?

Lire c’est entrer dans l’écrit, c’est à dire dans un monde de symboles ou dans l’écrit que l’on lit (à la différence du début de maternelle où l’on est dans l’écrit que l’on reconnait).

Les facteurs

L’apprentissage de la lecture dépend de plusieurs facteurs.

  • MOTIVATIONELS : c’est ce que je vous racontais plus haut. L’enfant doit avoir envie d’apprendre à lire. Pour ce faire il faut que la relation école famille soit consolidée.  Il faut que l’enfant est un projet de lecteur. Par exemple il faut demander à un enfant de GS ou début de CP de se dessiner entrain de lire. Certains vont se représenter à l’école d’autre à la maison.. tout dépend. Mais l’enfant doit avoir un projet, se figurer dans une situation sinon apprendre à lire ne fait pas sens. Ensuite l’enfant doit comprendre que la lecture ce n’est pas que les livres, qu’il existe aussi les écrits sociaux ( recettes de cuisine, notice,..). Pour aider à cela le PE peut demander aux élèves de ramener une recette de cuisine.

 

  • COGNITIFS: On parle ici des réalités sonores de la langue et de la clarté cognitive. Il s’agit de la capacité à comprendre le fonctionnement du principe alphabétique ( l’écrit encode l’oral) .A accepter la permanence du signe et son aspect arbitraire. L’élève doit comprendre que le mot n’est pas la chose mais qu’il la désigne. La capacité à mettre en oeuvre des stratégies efficientes et à les réguler (adapter et maîtriser les procédures en fonction du support.. annuaire, journal, recette..)

 

  • LINGUISTIQUES: disposer des compétences linguistique indispensables à la compréhension: lexique, grammaire, .. Disposer de la conscience phonémique ou la capacité à identifier les phonèmes et de la conscience alphabétique ou la capacité à identifier des graphèmes. Enfin être capable de mettre en correspondance des graphèmes et des phonèmes => graphophonologie.

 

  • CULTURELLES: se familiariser avec la langue de l’écrit. Les compétences culturelles nécessaires à la construction du sens sont la notion des différents types d’écrits, la connaissance du monde.. L’adoption d’un projet d’une posture et d’un projet de lecteur: savoir pourquoi on lit, pour apprendre, pour se distraire, .. enfin automatiser le mode de reconnaissance et de chiffrage du mot.

Les stades d’apprentissage de la lecture ou de l’acquisition de la conscience métaphonologique

Le stade logogrammique GS/CP: l’enfant reconnait le mot dans sa globalité, à sa silhouette comme un logo. Par exemple il reconnait coca-cola. Attention dès la fin de la PS l’enfant reconnait son prénom en lettres capitales et progressivement en MS en lettres script. Il reconnaîtra maman mais ne fait pas encore le distinguo avec moman. Il a une lecture “idéo-visuelle” ou le tout graphique = tout sonore. Cela correspond à l’étape présyllabique de l’écriture.

Vient ensuite le stade alphabétique ou l’assemblage (CP) c’est là que se met en place à la relation graphophonologique. La manipulation de la syllabe est une condition nécessaire de l’apprentissage de la lecture alors que l’identification du phonème en est une conséquence.

Enfin, le stade orthographique ( CP/CE1) ou l’enfant est apte à reconnaître un mot comme entité. La lecture s’automatise, ainsi que la reconnaissance des syllabes et de morphèmes…

 

Les voies

Lecture = Décodage x Compréhension

Extraire l’information à partir de l’écrit = Identifier les mots écrits isolés x Compréhension du discours ( voc, syntaxe, connaissance du monde,..)

 

Il existe deux voies de lecture d’un mot:

La voie indirecte ou voie phonologique: l’élève procède par assemblage ou décodage. On parle de graphophonologie c’est à dire de segmentation en graphème, de conversion phonémique, de fusion phonémique (mots nouveaux et logatomes)

La voie directe ou la voie orthographique: il existe un adressage de manière à ce que le mot soit mémoriser orthographiquement. C’est la reconnaissance du mot stocké dans le lexique orthographique (mémoire) . C’est le stade expert. On parle de graphomorphologie.

Il faut travailler la compréhension et le décodage en même temps. La compréhension relève d’un enseignement explicite tout comme la décodage.

 

 

L’écriture est une activité soutenue par le langage, la combinaison codée d’un système de signes. Sa fonction est de conserver et de communiquer (en différé) pour soi ou pour les autres.

L’enfant doit ainsi non seulement maîtriser le tracé des lettres mais aussi respecter les règles et les conventions de notre système, en comprendre le fonctionnement et donner du sens à ce qu’il écrit. 

Il y a 3 composantes de l’écriture:

  • sémantique : le sens
  • symbolique: le code alphabétique,
  • motrice: la dextérité graphique.

Apprendre à écrire nécessite d’avoir construit une représentation de l’écrit, d’avoir établi des liens entre ce qui se lit et ce qui et écrit. L’apprentissage de la lecture ne peut se concevoir que dans des situations authentiques. porteuses de sens.

Le rôle de l’enseignant:

Il planifie les étapes et élabore les progressions. Il planifie l’acte moteur et attire l’attention des élèves sur la sonorité des lettres, les transformations mots. => il favorise la compréhension de la graphie-phonie.

PS: pas d’enseignement de l’écriture, mais une observation d’écrits et de situations d’écriture. On parle d’écriture tâtonnée.

MS: copie de mots simples en lettres capitales,

GS: copie de mots connus en cursive si l’élève dispose de la maturité motrice nécessaire.

En maternelle, se pratique la dictée à l’adulte. Elle permet de travailler l’entrée dans l’écrit dès lors que l’enfant s’exprime à l’oral d’une part et d’autre part elle permet à l’élève de prendre conscience de différences caractéristique: rapport à l’oral, emploi du code, la notion de phrase, le segmentation en mots, la permanence de l’écriture. La dictée à l’adulte  peut être une dictée ou texte appris par cœur ou un dictée du langage.

Les compétences en jeu:

lLélève entre dans la syntaxe de la phrase, il aborde en situation le système verbal, le lexiques, les substituts et les chaines d’accords.